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ZHAO DE PERE EN FILS

Le South China Morning Post, quotidien de langue anglaise d’Hong Kong, a considéré qu’en Mai 2014 l’un des articles le plus lu fut la confession du fils de l’ancien Premier Zhao Ziyang, 25 ans après les évènements de Tiananmen entrainant la loi martiale et le déchéance de ce dernier.

Dans cet article publié le 19 Mai dernier sous le titre de « Purged reformer has no regrets », Zhao Wujun, son fils, évoque ses souvenirs de rares mais intenses conversations tenues avec son père sur la situation politique et économique du pays.

Il se souvient ainsi que Zhao Ziyang, qui souhaitait profondément réformer le pays, “ was concerned not only about corruption and social inequality, but also widespread materialism and the loss of moral values. We could tell he was very upset…and very sad”

Zhao Wujun précise au South China Morning Post que son père “never said a bad word about Deng (Xiaoping) but also never regretted standing by his principles…He was very, very upset that things had come to this and he always felt that he owed Deng…and Deng never supported him at the most critical moment. This was the greatest mental burden in his latter years…”

Pour mettre en perspective ce document nous reprenons un extrait de la Chronique de voyage n°9 (Octobre 2009) : « Les voix du Parti sont impénétrables » publiée sur l’ancien site internet de l’Association France Hong.

«… J’ai récupéré à Hong Kong les mémoires de Zhao Ziyang : « Prisonnier de l’Etat » (publié en 2009 à titre posthume chez Simon &Schuster).C’est un best- seller en vitrine dans toutes les librairies de l’ancienne colonie britannique mais vous ne le trouverez pas en Chine.

Zhao Ziyang est le Secrétaire Général du Parti en Mai-Juin 1989 et il assiste plutôt impuissant aux manifestations successives d’étudiants, d’intellectuels et d’ouvriers chinois qui dénoncent la corruption sur la Place Tiananmen à Beijing.

Je suis courant Mai présent à Beijing et c’est comme si les Champs Elysées étaient envahis de hordes de manifestants joyeux bloquant nuit et jour le site. Mikhail Gorbatchev (alors Secrétaire Général du PCUS) est en visite officielle. On doit le faire passer par une porte dérobée car l’entrée principale de Zhongnanhai, siège du Gouvernement chinois, est inaccessible. Pour la première fois la couverture, parfois en direct, des évènements par la presse étrangère constitue un nouveau défi pour le pouvoir.

Alors Zhao participe le 17 Mai 1989 à une réunion secrète, dont on apprend par ses mémoires qu’elle a lieu au domicile de Deng Xiaoping. Il y sera décidé majoritairement de promulguer la loi martiale.

Il se rend peu après sur Tienanmen, mégaphone à la main, au bord des larmes, pour tenter de calmer une foule bruyante et raisonner les grévistes de la faim. Il leur délivre un message énigmatique : « we have come too late ».

Il est accompagné de son jeune collaborateur Wen Jiabao : « a survivor » qui deviendra dans vingt ans Premier Ministre !

On sait ce qu’il advint le 4 Juin 1989 avec la promulgation de la loi martiale. Zhao exprime ses « réticences à mettre en œuvre une telle décision ». Il sera critiqué en interne puis les critiques filtreront dans la presse selon une méthode éprouvée lors de purges précédentes. Démis de ses fonctions, il passera seize ans en isolement chez lui où il meurt en 2005 à l’âge de 85ans. Après sa mort, le Quotidien du Peuple dans une nécrologie minimaliste parle du « camarade Zhao » sans mentionner ses titres précédents.

Cet ouvrage abondé par un monologue de Zhao enregistré sur des bandes magnétiques exfiltrées de Chine à Hong Kong permet de mieux comprendre les mécanismes de décision en matière politique ou économique au sein de la nomenklatura chinoise. Il est riche d’informations sur les luttes d’influence permanentes entre les « durs », les « anciens » (pionniers) et les partisans d’un « socialisme au stade initial » (mot inventé par Zhao ; ouverture ou libéralisme étant des gros mots portant gravement atteinte à la sécurité de l’Etat)… »

Posted by YV

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